LE PORTAGE SALARIAL

portage salarial

Pour tester le marché de votre activité en minimisant les risques, le portage salarial est une solution. Il permet de concilier salariat et activité indépendante. Mais gare aux frais et aux arnaques !

La galère du solo, c'est de créer sa boite et de crouler sous une avalanche de formulaire administratifs.

Comment y échapper ?

En ayant, par exemple recours au portage salarial.

Plus de 15000 personnes utilisent aujourd'hui cette solution, à mi-chemin entre l'interim et le travail indépendant. Un beau développement pour une activité qui a démarré en 1985 avec l'offre de sociétés de portage dont le métier est de transformer des factures en salaires moyennant une commission de gestion. Le rêve de création d'entreprise avec zéro papier et zéro risque est devenu une réalité.

Bénéficiant de la couverture sociale des salariés, les "portés" conservent leurs droits aux ASSEDIC... en cas de dépôt de bilan.

Le portage s'adresse aux solos offrant une prestation intellectuelle, excepté les professions réglementées. En clair, les commerçants et les artisans n'y ont pas accès. Avec un rythme de croissance de 40% par an, le portage se porte bien.

La formule répond principalement à la demande des chômeurs qui constituent 80% des portés qui veulent exercer une activité rémunérée tout en gardant leurs droits aux ASSEDIC. La formule leur permet de tester leurs compétences ainsi que leur marché et ils sont assurés d'être réglés si un client laisse une ardoise, car la profession dispose désormais de la garantie d'un organisme spécialisé, à hauteur de 3 millions d'Euros. Il faut tabler sur un minimum de 90 000 euros de chiffre d'affaire pour franchir le pas de la création d'entreprise. Cela conçerne une minorité : la moyenne des recettes annuelle des portés étaient de 14000 euros en 2004. Seulement 6% d'entre eux se mettent à leur compte, après.

 

LES PIEGES DU PORTAGE

  • Avant de vous engager auprès de la société de portage que vous avez choisie, négociez d'arrache pied vos condition et le cadre de vos missions. Après, il sera trop tard...
  • Voici les principaux abus et dérives relevés dans la profession :
  • Dans le cadre de la convention collective, le porteur vous impose de négocier avec vos futurs clients un montant d'honoraires journalier mensuel ou annuel trop ambitieux.
  • Votre contrat de travail est établi par le porteur après accomplissement de votre mission chez le client au lieu d'être établi au plus tard le premier jour de la mission. Vous travaillez sans filet.
  • Votre salaire est réglé par le porteur une fois que celui-ci a encaissé les honoraires liés à vos missions auprès de votre client. Sachez que normalement, vous devez être rémunéré selon un versement périodique, indépendamment du règlement effectif des factures au porteur par le client.
  • le porteur vous annonce 5% de frais de commission (la moyenne est de 10%), mais il déclare vos charges sociales au forfait au dessus de la réalité de ce qu'il verse à vos différentes caisses.
  • Le porteur majore vos frais de gestion d'environ trois à cing points (à ajouter aux 10%) si vous demandez à être rémunéré dès l'établissement de la facture à votre client.
  • La société de portage applique une commission de gestion sur les frais (papeterie, Internet, téléphone ect...) que vous présentez pour un remboursement.
  • La société de portage ne vous règle pas, arguant du fait que votre client refuse d'honorer sa facture.

 

Source: "www.lentreprise.com".

 

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